Questionnaire

> Paru le : 09.03.2018

Questionnaire envoyé aux auteurs de notre enquête

  1. Qu’est-ce qui vous a poussé à vous intéresser à la mémoire d’une époque, d’un événement, d’un groupe persécuté ? Faut-il en avoir été le témoin ou être concerné d’une manière ou d’une autre, s’en sentir l’héritier, pour en parler ?
  2. Quelles difficultés avez-vous rencontrées en vous penchant sur la mémoire des violences collectives ? Quelles libertés et quels interdits vous êtes-vous posés ? Avez-vous ressenti la nécessité d’une « morale de la forme » (Roland Barthes) ?
  3. Où situer vos motivations, qu’il s’agisse d’une mémoire familiale ou d’une mémoire de faits historiques ? Pourquoi avoir choisi de raconter du point de vue des victimes, des coupables, ou d’autres observateurs de ces violences collectives ?
  4. Quel rôle et quelle place, selon vous, les écrivains peuvent-il jouer, avec leurs fictions ou leurs récits, entre, d’un côté, les historiens et, de l’autre, les témoins ? Écrivez-vous avec des archives, des livres d’historiens, des récits de témoins, ou contre eux ? Quelles sont vos grandes références ?
  5. Quelle singularité possible sur des sujets qui concernent tout un groupe et qui, parfois, ont déjà donné lieu à un récit historique ou à des ouvrages littéraires, ou qui sont même devenus des clichés (ex. le « devoir de mémoire », le « plus jamais ça ») ?
  6. Écrire sur le passé est-il un moyen de ne pas écrire sur le présent ou sur le futur ? Ou la réflexion sur le passé est-elle précisément un moyen de réfléchir à l’actualité et aux possibles qui nous attendent ?
  7. Vos textes « mémoriels » ont-ils obtenu un accueil différent de vos autres publications ? Avez-vous l’impression d’un « moment mémoriel » au sein de la littérature contemporaine ? Depuis quand ?